Documents d'orientations stratégiques


Le travail quotidien du médecin s’est substantiellement modifié depuis quelques années et ses tâches se sont alourdies considérablement. Les problèmes de santé sont devenus plus complexes, la population a vieilli et les malades chroniques vivent plus longtemps tout en devenant de plus en plus exigeants. Le futur médecin devra prendre des décisions d’ordre médical mais ne devra pas négliger les questions économiques et sociales liées à la santé. Il ne lui sera pas seulement demandé de restaurer la santé (soigner des malades); il devra en outre posséder des compétences pour la protéger et la promouvoir (actions de prévention et de promotion de la santé). Il devra résoudre les problèmes tout en établissant de bonnes relations avec les malades, pour qu’une confiance durable s’instaure... Demain, le médecin devra avant tout faire parti d’une équipe dont chaque membre apportera sa propre contribution à l’élaboration d’un système de soins de santé complet pour les individus et la population.

En effet, dans quelques années, en 2023, le diplôme de docteur en médecine de notre faculté ne serait plus reconnu si nous n’avions pas mis en place les réformes qu’il faut pour répondre aux critères internationaux de qualité. Nous devons revoir notre curriculum pour améliorer la qualité de la formation dans notre faculté. Cette formation doit répondre à une exigence demandée par l’OMS et par toutes les instances internationales de formation qui est la redevabilité vis-à-vis de la société. C’est ce qui est appelé « la responsabilité sociale de la faculté de médecine » et qui a fait l’objet d’un consensus mondial.

Ces nouvelles exigences imposent des réajustements à faire. Il fallait définir des contenus minimaux communs et des habiletés intellectuelles à développer chez les apprenants. Il fallait que la faculté dessine un profil encore plus précis, de manière à introduire cohérence et comparabilité entre l’enseignement et les apprentissages, même si une certaine latitude pouvait être laissée aux uns et aux autres dans le choix des problèmes à l’étude à l’intérieur d’un corpus défini d’avance.